Le Palais Léon Mba est actuellement le théâtre d’une intense activité législative dédiée à la modernisation des structures étatiques. Seulement 72 heures après son passage remarqué devant la Commission de la Communication, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, a de nouveau été entendu au siège de l’Assemblée Nationale. Cette audition stratégique, qui s’est déroulée en présence du premier Vice-président de l’institution, Éloi Nzondo, marque une étape décisive dans l’adaptation du Gabon aux réalités de la gouvernance contemporaine.
Face aux membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, le membre du Gouvernement a défendu avec rigueur le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0002/PR/2026 du 29 janvier 2026. Ce texte capital vise à fixer les règles applicables aux paiements digitaux sur l’ensemble du territoire national. Devant la représentation nationale, Mark-Alexandre Doumba a rappelé que cette initiative s’inscrit en droite ligne du grand chantier de dématérialisation administrative, dont l’ambition ultime est de rationaliser les recettes publiques, de sécuriser les flux financiers et de rapprocher durablement le citoyen gabonais de son administration par des procédures simplifiées.Dans son exposé des motifs, le ministre a mis en relief l’essor irréversible des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui redessinent quotidiennement les contours économiques, sociaux et culturels du pays.
Loin d’être une simple évolution technique, cette mutation profonde impose à l’État d’anticiper les dynamiques de la société de l’information. L’ordonnance défendue vient ainsi combler un vide juridique crucial, en dotant le Gabon d’un dispositif légal protecteur et structurant, indispensable pour encadrer efficacement le fonctionnement des transactions et des paiements en ligne.Afin de garantir sa robustesse et sa crédibilité internationale, ce texte a été rigoureusement adossé aux standards communautaires, notamment au règlement du 21 décembre 2018 de la CEMAC relatif aux services de paiement. Par cette harmonisation sous-régionale, Libreville entend se doter d’un mécanisme de gestion financière d’une fiabilité absolue pour optimiser ses recettes et dépenses publiques. Le dossier est désormais entre les mains des députés qui vont procéder à son examen au fond, avant l’arbitrage final attendu lors de la prochaine séance plénière.


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