
Le Gabon durcit le contrôle de son secteur aurifère. À l’issue d’un audit mené du 29 juin au 16 octobre 2026, le ministère des Mines et des Ressources géologiques a annoncé, le 19 octobre, le retrait de 71 titres miniers, désormais réintégrés au domaine public de l’État.
Une décision qui marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de mieux encadrer l’exploitation de l’or.Au total, 48 permis de recherche et 23 permis d’exploitation sont concernés. Cette opération fait suite à la suspension, le 22 juin dernier, des activités aurifères de petite mine sur l’ensemble du territoire national.
L’objectif était de vérifier la régularité des titres délivrés, les capacités techniques des entreprises et leurs moyens financiers pour mener à bien leurs projets.Les contrôles ont mis en évidence des manquements aux exigences légales et réglementaires. Parmi les sociétés citées figurent notamment SMO, Agil Gabon, Gabon Gold Mining et Jin He Mining.
Les irrégularités reprochées à chaque opérateur n’ont toutefois pas été détaillées individuellement dans le communiqué ministériel.Répartis dans huit des neuf provinces du pays, les titres retirés concernent notamment l’Ogooué-Ivindo et la Ngounié, deux territoires importants pour l’activité aurifère.
Le gouvernement s’appuie sur la législation minière gabonaise pour justifier cette mesure et prévient que toute poursuite d’activité sur les périmètres concernés expose les contrevenants à des poursuites judiciaires.Au-delà des retraits, l’enjeu est désormais de déterminer l’avenir des zones récupérées.
Leur réattribution éventuelle devra s’accompagner d’un contrôle rigoureux des nouveaux opérateurs.Pour Libreville, le message est clair : détenir un permis minier ne suffit plus.
Les entreprises devront démontrer leur conformité et leur capacité à valoriser effectivement les ressources nationales. Reste à savoir si cette reprise en main se traduira par une exploitation aurifère mieux organisée, plus transparente et davantage profitable au pays.


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