
À Libreville, la réforme du football national entre dans une phase décisive. Avant l’ouverture officielle des travaux, prévue ce jeudi 22 octobre au stade de l’Amitié sino-gabonaise d’Angondjé, les experts et les représentants du mouvement sportif ont été réunis pour définir les contours d’une réflexion appelée à redessiner l’avenir de la discipline.
Le football gabonais est à la croisée des chemins. Entre difficultés de gouvernance, incertitudes autour des compétitions nationales et attentes des clubs, la nécessité d’un nouveau souffle s’impose. C’est dans ce contexte que la Task Force pour le renouveau du football national entend poser les bases d’une réforme en profondeur.
Réunis mardi à l’auditorium du ministère des Sports, les participants ont pris connaissance de la méthodologie présentée par le coordonnateur de la Task Force, Léon Nzé Ababé. Les travaux, prévus du 22 au 26 octobre, s’articuleront autour de sept ateliers consacrés notamment à la gouvernance, à la formation, aux compétitions, au financement, à l’arbitrage et aux infrastructures.
La démarche annoncée se veut également rétrospective. Il s’agira d’examiner les mesures engagées depuis 2021, d’identifier les avancées, mais aussi de comprendre les insuffisances afin de proposer des correctifs adaptés. Experts nationaux et internationaux, dirigeants de clubs, responsables de ligues et représentants des fédérations sont ainsi appelés à contribuer à cette réflexion collective.
Toutefois, l’enjeu dépasse la tenue des assises. Alors que le démarrage du championnat national reste suspendu à plusieurs exigences administratives et aux décisions des autorités sportives, les attentes sont fortes.
Le véritable défi sera donc de traduire les recommandations en décisions applicables, financées et suivies dans la durée. Pour le football gabonais, le renouveau ne se mesurera pas au nombre de panels organisés, mais aux changements réellement perceptibles sur les terrains.


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