
Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, se retrouve au centre d’une nouvelle polémique financière. Une enquête du quotidien britannique The Times, publiée il y’a quelques jours soulève des interrogations sur la transparence des rémunérations du dirigeant, à quelques mois de l’élection présidentielle de l’instance, prévue le 18 mars 2027.
Selon les documents fiscaux américains cités par le journal, la société FWC2026 US Inc., chargée de l’organisation du Mondial 2026, aurait versé à Infantino 1,76 million de dollars supplémentaires en 2024. Cette somme ne figurerait pas dans le rapport annuel de la FIFA, qui déclarait pourtant une rémunération de 4,274 millions de francs suisses pour son président. Des versements comparables, voire supérieurs, auraient également été effectués en 2025 et 2026, selon les sources du quotidien britannique.
L’enquête s’intéresse également au cadre de vie du dirigeant à Miami, notamment à une villa appartenant à Eric Schmidt, ancien dirigeant de Google, ainsi qu’à l’acquisition d’un appartement de luxe auprès du chanteur Marc Anthony. Ces éléments alimentent les interrogations sur d’éventuels avantages financiers, sans toutefois établir une quelconque irrégularité.
Face aux accusations, la FIFA rejette fermement l’existence d’un second salaire et affirme respecter ses obligations de déclaration. L’organisation assure également que les rémunérations et avantages contractuels de son président sont fixés par une sous-commission indépendante et que ses comptes font l’objet d’audits externes. Au-delà du démenti officiel, cette affaire remet sur la table la question de la transparence financière au sommet du football mondial.
À l’approche du scrutin de 2027, Gianni Infantino devra préserver la confiance des fédérations membres, alors que ces révélations pourraient alimenter les critiques sur sa gouvernance.


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