
Le gouvernement veut mieux encadrer les conditions dans lesquelles vivent les personnels de l’Éducation affectés dans les zones défavorisées. Ainsi ils pourront bénéficier de la prime d’éloignement. Réuni vendredi à Port-Gentil, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret consacré à ce dispositif.
Cette mesure intervient dans le cadre de l’application de l’article 49 de la loi n°20/92 du 8 mars 1993 portant statuts particuliers des fonctionnaires du secteur de l’Éducation. Le futur décret doit notamment permettre de déterminer avec davantage de précision les personnels concernés, les localités ouvrant droit à la prime ainsi que les règles qui régissent son attribution.
Au-delà de l’aspect administratif, cette réforme entend répondre à un enjeu majeur : rendre les affectations dans les zones présentant des contraintes particulières plus attractives et favoriser la stabilité des agents qui y exercent.
Le texte prévoit également un cadre pour la suspension ou le retrait de la prime, afin de renforcer le suivi du dispositif et d’assurer une gestion plus lisible des ressources publiques.
À travers cette nouvelle réglementation, l’Exécutif cherche ainsi à réduire les écarts de traitement entre personnels selon leurs lieux d’affectation. L’objectif affiché est également de contribuer au maintien des enseignants et autres agents de l’Éducation dans les zones les plus difficiles d’accès.
À terme, cette politique doit soutenir la continuité et l’équité du service public éducatif sur l’ensemble du territoire gabonais.


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