
L’affaire avait suscité une vive émotion dans la ville d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem. Alors que cinq ressortissants ouest-africains avaient été mis en cause dans une affaire présumée de viol sur mineure, de nouveaux éléments viennent rebattre les cartes. Entendue le mardi 3 novembre 2026 au parquet de la République, l’adolescente de 13 ans est revenue sur ses premières accusations, affirmant avoir désigné les cinq hommes sous la pression de son entourage.
Dans un communiqué transmis à l’Agence gabonaise de presse (AGP), le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, rapporte que la jeune fille a reconnu avoir injustement impliqué les cinq individus au cours de l’enquête préliminaire.Selon les explications fournies par la magistrature, l’adolescente aurait subi des pressions de la part de son frère, présenté comme un agent en service au détachement de la Garde républicaine d’Oyem, ainsi que d’un collègue de celui-ci.
Ces derniers auraient influencé ses premières déclarations, conduisant à la mise en cause des cinq ressortissants.Ces nouvelles révélations apportent un éclairage différent sur une affaire qui avait provoqué de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique locale. Elles soulèvent également des interrogations sur les circonstances dans lesquelles les premières accusations ont été formulées.Si les déclarations de l’adolescente constituent un nouvel élément important dans le dossier, elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’ensemble des faits. Il appartient désormais à la justice de poursuivre les vérifications nécessaires afin de déterminer les responsabilités des différentes personnes impliquées.Dans cette affaire particulièrement sensible, la prudence reste donc de mise, notamment en raison de l’âge de la principale intéressée et des conséquences que de telles accusations peuvent avoir sur les personnes concernées.


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