
Le ministère de l’Éducation nationale durcit le ton face aux établissements scolaires qui dispensent le programme français sans autorisation officielle. À l’issue du premier comité de direction (CODIR) de l’année scolaire avec les écoles publiques conventionnées (EPC), tenu vendredi, l’Inspection générale des services (IGS) a annoncé le passage à une phase de fermeture des structures non homologuées.
Cette décision marque un tournant dans le contrôle des établissements privés proposant un enseignement suivant le programme français. Elle fait suite à plusieurs visites inopinées menées sur le terrain afin d’identifier les structures qui exercent sans satisfaire aux exigences réglementaires.
Selon l’inspecteur général des services de l’Éducation nationale, Joachim Ondjila Ognele, les établissements concernés avaient déjà été invités, depuis près d’un an, à régulariser leur situation, conformément aux instructions de la ministre d’État, Camélia Ntoutoume Leclerq.
Pour les autorités, l’objectif est de garantir un enseignement conforme aux normes pédagogiques et infrastructurelles exigées. À cet effet, le Gabon dispose actuellement de onze établissements homologués pour dispenser le programme français, dont six écoles primaires publiques conventionnées.L’IGS assure que ces établissements disposent encore de places pour accueillir de nouveaux élèves.
Elle invite ainsi les parents à privilégier ces structures reconnues afin d’éviter d’inscrire leurs enfants dans des écoles non conformes.Toutefois, cette mesure soulève une question essentielle : comment seront accompagnés les élèves actuellement scolarisés dans les établissements visés ?
Le rapport de la mission d’inspection, attendu la semaine prochaine, devrait apporter davantage de précisions sur les suites de cette opération, notamment pour les familles potentiellement affectées.


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