
Après six années à la tête de ce département ministériel, Camélia Ntoutoume-Leclercq quitte le gouvernement, laissant derrière elle plusieurs chantiers et des attentes considérables. Pour lui succéder, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a porté son choix sur Jacqueline Ilogue, ancienne ministre du Travail, appelée à insuffler un nouveau souffle à l’école gabonaise.
Annoncé le dimanche 11 octobre 2026, lors de la présentation de la nouvelle équipe gouvernementale par la secrétaire générale de la Présidence, Murielle Minkoué, ce changement figure parmi les décisions marquantes du remaniement. La sortie de Camélia Ntoutoume-Leclercq a notamment surpris certains observateurs, habitués à voir cette Haute fonctionnaire de formation se maintenir à ce poste sous deux présidences successives.
Durant son passage, la ministre d’État sortante a notamment défendu la modernisation de la formation des enseignants, le recours aux outils numériques et l’assainissement des effectifs administratifs. Un audit portant sur plus de 300 agents absents ou en situation litigieuse a également été engagé.
Des initiatives auxquelles se sont ajoutés des travaux sur les rémunérations, les avancements et la mise en place d’un guichet unique pour les personnels.La nouvelle ministre hérite toutefois d’un périmètre remanié, l’enseignement technique et professionnel étant désormais confié à Marcelle Ibinga épouse Itsitsa.
Entre revendications sociales, gestion des carrières et amélioration des conditions d’apprentissage, les défis restent nombreux. Jacqueline Ilogue devra désormais imprimer sa marque et transformer les attentes en résultats concrets.
Pour les acteurs du secteur, l’enjeu dépasse le simple changement de titulaire : il s’agit de remettre durablement l’école gabonaise sur les rails.


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