
La commission du Conseil économique, social et environnemental (CESEC), chargée de la reconnaissance et de la protection des terres ancestrales et des sites sacrés, a auditionné mardi le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany Zategwa.
Au centre des échanges : la nécessité d’adapter le cadre juridique gabonais aux réalités coutumières et aux pratiques des communautés. Pour le ministre, les modes de vie et les traditions des populations doivent davantage être pris en compte dans le droit positif, notamment sur les questions liées au foncier, aux terres ancestrales et aux sites à caractère sacré.
Face aux conseillers, Paul Ulrich Kessany Zategwa a assuré que son département ministériel reste attentif aux préoccupations des populations. Il a notamment souligné l’importance de préserver le patrimoine foncier communautaire ainsi que les espaces revêtant une dimension spirituelle et culturelle.
Le ministre a par ailleurs annoncé le lancement prochain d’une phase d’identification sur le terrain. Cette opération devra permettre de mieux distinguer les terres ancestrales des sites sacrés. Elle sera d’abord menée dans deux provinces pilotes : le Moyen-Ogooué et la Ngounié.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend s’appuyer sur les recommandations du CESEC pour renforcer l’encadrement et la protection de ce patrimoine, au croisement des enjeux fonciers, culturels et coutumiers.


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