
La volonté du Gabon de renforcer sa souveraineté alimentaire se heurte désormais aux règles du commerce international. Prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2027, l’interdiction d’importer du poulet de chair a suscité une interpellation formelle des États-Unis auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Une démarche dont le Conseil des ministres a pris acte.
Face à cette situation, le gouvernement entend défendre sa décision tout en évitant un éventuel contentieux commercial. Sa stratégie repose notamment sur les clauses d’exception prévues par les règles de l’OMC, qui peuvent permettre certaines mesures de protection lorsqu’elles sont justifiées par des impératifs de sécurité alimentaire ou de développement industriel. Libreville mise également sur la voie diplomatique afin de parvenir à un accord avec ses partenaires.
Cette démarche intervient toutefois dans un contexte délicat pour le Gabon. Le pays accuse 228 997 francs suisses d’arriérés de cotisations, soit environ 164 millions de FCFA, auprès de l’OMC. Ces impayés entraînent des restrictions d’accès à certaines informations et ressources de l’organisation, alors même que Libreville doit défendre son dossier à Genève.
En parallèle, le Gabon cherche à consolider ses alliances sur la scène internationale. Le gouvernement a ainsi officialisé son soutien à Josefa Leonel Correia Sacko, candidate angolaise à la direction générale de la FAO. Un choix qui s’inscrit dans la volonté de Libreville de renforcer ses positions dans les futures négociations sur les questions agricoles et alimentaires.


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