
À Oyem, l’accès au jugement supplétif tourne au parcours d’endurance. Pour espérer être pris en charge au Tribunal de première instance, des demandeurs seraient contraints de se présenter dès 1 heure du matin, face à un dispositif particulièrement limité.
En cause notamment, la capacité de traitement du tribunal. Seulement 10 dossiers seraient examinés par séance, à raison de deux séances par semaine, les lundis et mercredis. Un rythme qui apparaît largement insuffisant au regard du nombre de personnes concernées et qui contribue à l’allongement des files d’attente.
Conséquence : pour augmenter leurs chances de figurer parmi les dossiers retenus, certains usagers n’hésitent plus à investir les abords du tribunal en pleine nuit. Une situation qui traduit surtout le décalage entre une forte demande des populations et des capacités de traitement particulièrement réduites.
Le jugement supplétif, qui permet notamment de régulariser certaines situations d’état civil, constitue pourtant une démarche importante pour les citoyens. Mais à Oyem, l’accès à cette procédure semble désormais soumis à une véritable course contre la montre.
Au-delà de la file d’attente, cette situation pose donc la question de l’adaptation des moyens et de l’organisation du service judiciaire aux besoins réels de la population. Avec dix dossiers par séance seulement, les demandeurs sont nombreux à devoir patienter. Et pour certains, cette attente commence désormais avant même que le jour ne se lève.


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