
À Essassa, dans la périphérie de Libreville, le conflit autour de l’occupation des terrains prend une nouvelle dimension. La Société nationale immobilière (SNI) affirme avoir découvert l’ampleur d’un vaste marché foncier parallèle, qui aurait généré plus de 20 milliards de FCFA à travers la vente d’environ 5 000 terrains.
Selon le directeur général de la SNI, Jean-Pierre Ondounda, ces transactions se seraient poursuivies durant plusieurs années, malgré les campagnes de sensibilisation lancées depuis 2018. Une centaine de personnes ou de familles auraient ainsi vendu des parcelles qui, selon la société, ne leur appartenaient pas.
Derrière ces ventes, ce sont surtout les acheteurs qui pourraient désormais se retrouver en difficulté. La SNI redoute des réclamations contre les vendeurs, certains acquéreurs pouvant exiger le remboursement des sommes versées pour des terrains dont la propriété est contestée.
Le phénomène ne se limiterait pas au foncier. La SNI évoque également l’exploitation et la commercialisation de la latérite et du bois sur le site, qualifié de véritable « mine d’or ».
Pour les occupants ayant déjà construit, la société assure privilégier la régularisation. Entre 1 500 et 2 000 personnes seraient concernées, avec des conditions financières allant de 600 000 à 1,2 million de FCFA, selon les superficies et les conditions applicables.
Parallèlement, la SNI entend désormais reprendre la maîtrise du site en proposant des terrains aménagés et sécurisés à 5 500 FCFA le mètre carré, soit 2,75 millions de FCFA pour 500 m².


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