
La filière sucrière gabonaise fait face à une situation préoccupante. Alors que la production nationale connaît un net recul, les importations de sucre progressent fortement, mettant sous pression l’industrie locale et notamment les Sucreries du Gabon (SUCAFGABON).
Selon les données rapportées , la production locale a diminué de 21,27 % en 2025 pour atteindre environ 14 640 tonnes. Dans le même temps, les importations ont bondi de plus de 212 %, pour dépasser les 22 070 tonnes. Une situation inédite dans laquelle le sucre provenant de l’étranger dépasse désormais largement les volumes issus des plantations gabonaises.
Cette évolution inquiète particulièrement l’entreprise, qui exploite l’unique complexe industrialo-agricole sucrier du Haut-Ogooué. Lors d’une rencontre tenue le 28 août 2026 à Franceville avec le gouverneur de la province, Jacques Denis Tsanga, la direction de l’entreprise a exposé les difficultés auxquelles elle est confrontée. Au-delà de la concurrence commerciale, l’enjeu concerne également l’emploi. L’entreprise compte actuellement 552 salariés et estime que l’afflux de produits importés complique la rentabilisation des investissements engagés pour maintenir son activité.
Face à cette situation, l’entreprise appelle les pouvoirs publics à renforcer les mécanismes de protection de la production nationale. L’objectif est de préserver l’industrie sucrière et les emplois qui en dépendent.
Mais pour l’État, l’équation reste délicate : soutenir la production locale tout en évitant une hausse excessive des prix du sucre pour les consommateurs. Le gouvernement devra donc trouver un équilibre entre protection de l’industrie gabonaise, souveraineté alimentaire et pouvoir d’achat des ménages.


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