Le football gabonais traverse une zone de turbulence majeure suite à la décision choc de son capitaine emblématique. Invité de l’émission « Talent d’Afrique » diffusée le lundi 1er septembre sur Canal+, Pierre-Emerick Aubameyang a officiellement annoncé sa mise en retrait de la sélection nationale des Panthères. Une décision lourde de sens qui vient secouer durablement la sphère sportive du pays et tourne potentiellement la page d’une décennie dorée sous le maillot national.L’attaquant vedette n’a pas mâché ses mots pour justifier son départ, pointant du doigt un climat d’ingratitude et de mépris institutionnel à son encontre.
Le joueur a vertement dénoncé les conditions de son exclusion intervenue au lendemain de la dernière Coupe d’Afrique des Nations : « Ils m’ont humilié et sali alors que j’avais joué la CAN étant blessé ». Une révélation fracassante qui jette une lumière crue sur les coulisses souvent sombres de la gestion des internationaux gabonais au sein de l’équipe fanion.Ce départ fracassant de l’ancien Gunner pose avec urgence la question du respect et de la considération dus aux cadres qui ont porté haut les couleurs nationales au prix de leur intégrité physique. En jouant diminué lors de la grand-messe continentale, le serial-buteur pensait forcer l’admiration et la reconnaissance de sa hiérarchie sportive, il n’a récolté, selon ses dires, que le opprobres et une mise au ban humiliante.
La cicatrice est profonde et l’abcès est désormais crevé au grand jour.L’onde de choc de cette annonce résonne comme un désaveu cinglant pour les instances du football gabonais, sommées de revoir leur copie dans la gestion des relations avec les joueurs cadres. Alors que les éliminatoires et les échéances à venir s’annoncent décisives pour le pays, se passer d’un tel atout offensif et moral fragilise considérablement l’édifice des Panthères. Le football national se retrouve ainsi face à ses responsabilités, contraint de panser ses plaies après ce divorce consommé.


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