La multiplication des actes de vandalisme sur les infrastructures routières et les équipements publics dans le Grand Libreville pose, avec une acuité nouvelle, la question de la sécurisation de notre patrimoine commun. Face à la récurrence des destructions notoires et à l’incivisme persistant, l’idée de déployer des systèmes de vidéosurveillance aux points stratégiques s’impose désormais comme une piste de solution sérieuse.Si le débat reste ouvert, l’enjeu est clair : comment protéger efficacement les investissements lourds consentis par l’État pour moderniser le cadre de vie des citoyens ?
Les dégradations observées, qu’il s’agisse de la destruction d’aménagements routiers, de la casse de mobilier urbain ou de la multiplication des dépôts d’ordures sauvages, ne sont plus seulement une question de civisme, mais une véritable entrave au développement durable de nos cités.L’installation de caméras connectées pourrait offrir une double réponse : – Dissuasion : La présence visible de dispositifs de surveillance peut freiner les ardeurs des individus malveillants et réduire significativement la fréquence des incivilités. -Répression et traçabilité : En cas d’infraction avérée, l’exploitation des images permettrait d’identifier les auteurs des destructions et d’engager les poursuites nécessaires pour garantir la redevabilité devant la loi.Toutefois, une telle mesure ne saurait être une solution miracle.
Elle doit impérativement s’accompagner d’une politique de sensibilisation accrue et d’un renforcement de la présence des agents municipaux sur le terrain. Le respect des biens publics reste, avant tout, l’affaire de chaque citoyen.La question est désormais posée aux autorités compétentes : est-il temps de passer à l’ère de la surveillance numérique pour sanctuariser les chantiers de la refondation ? Dans un Gabon en pleine transformation, la protection des infrastructures est une condition indispensable pour que la modernisation de notre cadre de vie soit pérenne et exemplaire.


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