Face aux critiques récurrentes qui pèsent sur le déroulement des procédures judiciaires au Gabon, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi de briser le silence avec une mise au point sans équivoque. Dans une réflexion empreinte de fermeté, le Chef de l’État a opposé la rigueur de l’institution judiciaire gabonaise aux préjugés qui, trop souvent, teintent le regard étranger sur les affaires africaines. Son message est un rappel aux principes élémentaires : celui de la séparation des pouvoirs, pilier universel de tout État de droit, qui ne saurait être invoqué en Occident comme une vertu suprême et, dans le même temps, remis en cause dès qu’il s’agit du continent africain.
Le Président gabonais s’est appuyé sur une analogie historique pour souligner l’hypocrisie de certains traitements médiatiques et diplomatiques. « Un ancien Chef d’État français a été condamné. A-t-on accusé le Président Macron ? », a-t-il interrogé, soulignant ainsi que dans une démocratie véritable, la justice suit son cours sans que l’exécutif ne soit rendu responsable des décisions de magistrats indépendants. Par cette comparaison, il renvoie ses interlocuteurs à leurs propres standards : le respect des institutions et de leur autonomie opérationnelle. Pour le Chef de l’État, le « deux poids, deux mesures » est une pratique d’un autre temps, dont le Gabon de la transition entend s’affranchir définitivement.Cette sortie présidentielle porte en elle une ambition plus vaste que le seul cadre judiciaire : celle de la décolonisation des regards portés sur l’Afrique. En refusant que la souveraineté du Gabon soit, par principe, suspectée de partialité ou de manÅ“uvres politiques, Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme la maturité des institutions nationales. Le message est ainsi adressé non seulement aux partenaires internationaux, mais aussi à l’opinion publique : le Gabon n’est plus un terrain d’expérimentation, mais une nation souveraine qui, à l’instar de toute démocratie majeure, traite ses dossiers judiciaires avec l’indépendance requise.
Pour les observateurs de la vie politique nationale, cette prise de parole marque une étape supplémentaire dans l’affirmation de l’identité diplomatique du pays. Le Président de la République ne se contente plus de gérer la transition ; il définit les conditions d’un respect mutuel sur la scène mondiale. En exigeant que la justice gabonaise soit jugée avec la même mesure et la même neutralité que celle de ses partenaires, le Chef de l’État réhabilite l’image de nos institutions et impose un nouveau standard de relations internationales : un partenariat de souverain à souverain, où la leçon de démocratie ne circule plus dans un seul sens.


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