Une détermination à toute épreuve. Dix commerçantes de la province de la Ngounié ont entamé un périple hors du commun, s’élançant dans une marche de près de 500 kilomètres reliant le carrefour Ndendé, à Mouila, à la capitale, Libreville. Ce défi physique, aussi exigeant que symbolique, est porté par une volonté farouche de porter la voix des populations de l’arrière-pays directement auprès des plus hautes autorités du pays.Ce voyage d’endurance est nourri par une double motivation, mêlant attentes légitimes et soutien à la vision présidentielle : -Revendications locales : La présidente de l’association, Émeraude Mounganga Lefindi, pointe du doigt des manquements concrets.
« Nous attendions le modèle de marché moderne promis par le Chef de l’État. Au lieu d’une infrastructure digne de ce nom, nous n’avons hérité que d’un simple hangar », déplore-t-elle, citant également des chantiers inachevés qui freinent le développement économique local. -Adhésion au projet national : Malgré ces griefs, le groupe exprime son admiration pour les actions globales menées par le couple présidentiel. « Nous voulons voir de nos propres yeux cette nouvelle dynamique démocratique », souligne Viviane Matsanga, épouse Matoka, témoignant de l’espoir suscité par la transition en cours.Avant de quitter Mouila, ces femmes ont été saluées par une foule de proches et de sympathisants, venus témoigner leur solidarité face à ce périple historique. Cette initiative, qui s’inscrit dans le sillage de mobilisations citoyennes précédentes, confirme l’engagement des populations de la Ngounié à participer activement au renouveau national.En relevant ce défi de 500 kilomètres, ces dix commerçantes ne font pas seulement preuve d’un courage physique exemplaire ; elles se font le porte-voix d’une province en quête de modernisation, illustrant, par leur marche, l’attachement des Gabonais à la transformation profonde et durable du pays.


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