Au cœur des débats sur la stratégie minière nationale, l’honorable Alexandre Awassi a formulé une proposition marquante concernant la participation de l’État dans le secteur du manganèse. Le parlementaire a ainsi invité les pouvoirs publics à privilégier le rachat de parts au sein de la Comilog (Compagnie Minière de l’Ogooué) plutôt que dans sa maison mère, Eramet. Pour l’élu, cette orientation stratégique constitue un levier essentiel pour préserver ce qu’il qualifie de « part d’héritage » national et garantir une meilleure protection de l’économie gabonaise.Cette position reflète une volonté de renforcer la souveraineté directe du Gabon sur ses ressources les plus structurantes.
En se concentrant sur la filiale opérationnelle locale, l’État pourrait, selon l’honorable Awassi, maximiser les retombées directes de l’exploitation minière et s’assurer une influence plus concrète sur les décisions industrielles qui impactent le territoire. Cette approche s’inscrit dans un contexte où le gouvernement cherche à transformer son modèle économique, passant d’une simple rente d’exportation à une stratégie de valeur ajoutée locale.L’interpellation du député souligne la nécessité d’une gestion plus proactive des actifs miniers nationaux. Dans un secteur mondial où les chaînes d’approvisionnement en ressources stratégiques sont au centre des enjeux géopolitiques, le rachat de participations dans des actifs locaux apparaît, aux yeux du parlementaire, comme un moyen plus efficace de sécuriser les intérêts du pays. Il s’agit, à travers cette démarche, de transformer une présence étatique symbolique en un réel pouvoir de gouvernance industrielle.
En définitive, cet appel interpelle sur la place que l’État doit occuper dans le capital de ses industries extractives pour optimiser les profits nationaux. Si le gouvernement a déjà engagé une politique de transformation locale accrue, la question du niveau d’intervention dans le capital des grands groupes miniers reste un sujet central pour l’avenir de la souveraineté économique gabonaise. La proposition de l’honorable Awassi ouvre ainsi une réflexion sur les modalités les plus pertinentes pour pérenniser l’héritage économique du Gabon face aux défis industriels de demain.


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