Dans une séquence forte de son entretien exclusif avec France24, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu à lever toute équivoque sur les mécanismes de la justice gabonaise et le traitement réservé aux membres de la famille Bongo. Face aux allégations récurrentes faisant état de mauvais traitements à l’encontre de Sylvia Bongo et de son fils, le Chef de l’État a opposé une fin de non-recevoir catégorique, rappelant un principe fondamental : « La justice, c’est la preuve ». À ce jour, selon le Président, aucun élément factuel n’est venu étayer les accusations de torture, le système judiciaire gabonais agissant, selon lui, dans une indépendance totale, comparable aux standards des grandes démocraties occidentales.
Le Président a saisi cette tribune pour mettre en perspective la nature même du processus de transition entamé en août 2023. En rappelant que le changement de régime s’est opéré sans effusion de sang — une exception notable dans l’histoire des coups d’État — il interroge la logique même des détracteurs : comment le leader d’une transition pacifique pourrait-il, dans un second temps, cautionner des pratiques brutales qu’il a cherché à éradiquer ? « Quelqu’un qui a fait un coup d’État sans effusion de sang ne va pas se mettre à torturer des gens », a-t-il martelé, appelant à une dose de lucidité et de respect pour la réalité des faits constatés sur le terrain.Au-delà de la question des conditions de détention, le Chef de l’État a pointé du doigt les ressorts psychologiques et les stratégies de défense des personnes mises en cause. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’angoisse inhérente aux procédures judiciaires en cours et la perspective des mandats d’arrêt internationaux alimentent des récits qui, selon lui, franchissent les limites de la dignité. Le Président a ainsi dénoncé une forme d’ingratitude politique : « Les gens sont prêts à tout dire, à cracher même sur le pays qui vous a nourri », suggérant que certaines dénonciations relèvent moins de la défense de droits humains que d’une stratégie de déstabilisation destinée à ternir l’image du Gabon à l’étranger.
En réaffirmant la souveraineté de la justice gabonaise face aux pressions extérieures, le Président Oligui Nguema réitère son engagement envers un État de droit où les institutions fonctionnent sans interférence de l’exécutif. Ce cadrage, ferme et direct, sonne comme une mise au point destinée aux partenaires internationaux et à l’opinion publique : la transition gabonaise ne se laissera pas enfermer dans des narratifs déconnectés de la réalité, et le processus judiciaire, aussi complexe soit-il, poursuivra son cours, dans le respect scrupuleux des procédures nationales.


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