Dans l’univers des politiques sociales gabonaises, une inflexion majeure s’opère sous l’impulsion de la Première dame, Zita Oligui Nguema. Avec le lancement du programme ÉQUILIBRES 2026–2029, l’épouse du Chef de l’État entend rompre avec la gestion traditionnelle de l’urgence pour privilégier une stratégie de prévention proactive. Son constat est lucide : la vulnérabilité ne se manifeste pas toujours par un fracas immédiat, mais souvent par un silence, un décrochage insidieux qui, faute d’une intervention précoce, mène inexorablement à la rupture.S’exprimant lors d’un entretien accordé au Think Tank Nanan, en marge de la campagne de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), Zita Oligui Nguema a exposé une vision qui dépasse le simple cadre de l’assistance.
Il s’agit désormais de détecter les fragilités avant qu’elles ne deviennent irréversibles. Ce changement de paradigme, nourri par les enseignements de la tournée « Résilience 241 », place l’humain au centre de l’action publique, en ciblant prioritairement les femmes, les jeunes filles en situation de rupture et les familles fragilisées par les aléas climatiques ou les crises sociales.Le programme ÉQUILIBRES érige la santé en véritable pilier de la stabilité sociale. Pour la Première dame, l’effondrement d’un parcours de soins est le prélude à une déstabilisation plus large du foyer. C’est donc autour d’un maillage sanitaire renforcé et d’un accompagnement psychologique soutenu que se structure cette nouvelle architecture. Le futur Centre de Nkok, actuellement en chantier, incarne cette ambition : il ne doit pas être un simple édifice, mais un laboratoire social où la méthode de prise en charge personnalisée prévaut sur la gestion administrative, garantissant un suivi durable plutôt qu’un secours ponctuel.
Cette approche marque une professionnalisation notable de l’action sociale au Gabon, où la data de terrain – recueillie directement auprès des populations – devient le socle de la décision politique. En refusant de se contenter de « réparer » les dégâts, Zita Oligui Nguema pose les bases d’un modèle où l’État et ses partenaires agissent en amont des crises. Par ce volontarisme, le programme ÉQUILIBRES ambitionne de tisser un filet de sécurité pérenne, capable de protéger les trajectoires individuelles et de consolider, par ricochet, les équilibres fondamentaux de la société gabonaise dans son ensemble.


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