La capitale gabonaise s’apprête à retrouver une sérénité perdue au milieu du vacarme urbain. Par la voix de son conseiller municipal, Christian Serge Moustapha Ekomie, la mairie de Libreville vient de publier un communiqué officiel particulièrement ferme à l’endroit des résidents et des opérateurs économiques. Rappelant les fondements de la loi organique sur la décentralisation ainsi que la législation nationale sur la protection de l’environnement, l’édile de la commune, Eugène Mba, affiche une volonté claire : éradiquer les nuisances sonores qui empoisonnent le quotidien des Librevillois.
Cette offensive réglementaire cible de manière globale et sans équivoque toutes les sources de tapage, qu’elles soient diurnes ou nocturnes. La municipalité interdit désormais formellement la diffusion de musique à fort volume, les chants excessifs et tout autre vacarme audible depuis la voie publique. Une attention toute particulière est portée au tapage nocturne, dont le seuil de tolérance est désormais fixé à 22 heures. Seules les entreprises expressément assujetties à la taxe sur les nuisances sonores et bénéficiant d’un régime dérogatoire strict pourront faire exception à cette règle.Pour faire respecter cette directive, l’hôtel de ville de Libreville ne compte pas se contenter de simples remontrances. Le communiqué prend officiellement valeur de mise en demeure pour l’ensemble des contrevenants. Les sanctions prévues par l’arsenal juridique municipal s’avèrent particulièrement dissuasives : les coupables s’exposent à des peines d’emprisonnement ferme allant de un à trois mois, ainsi qu’à des amendes pécuniaires substantielles, dont le montant peut varier de 100 000 à 5 millions de francs CFA selon la gravité de l’infraction.
Cette prise de position musclée de la mairie, datée du 19 mai 2026, répond à une exaspération grandissante des populations face à l’anarchie sonore qui caractérise de nombreux quartiers de la capitale. Entre les débits de boissons aux décibels incontrôlés et les commerces de proximité ambulants, le défi de l’application réelle de ces sanctions reste entier. Il appartiendra désormais aux forces de l’ordre et aux services d’hygiène municipaux de transformer cette déclaration de principe en une réalité tangible pour le bien-être de tous.


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