Le dénouement de la saison sportive nationale reste suspendu à une stricte orthodoxie financière. Lors d’une récente réunion technique, le Ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a tenu à clarifier la position de la tutelle face aux acteurs du football local. Loin de céder à l’urgence du calendrier, le patron des Sports subordonne tout déblocage de fonds supplémentaire à un exercice de transparence comptable rigoureux, marquant ainsi une rupture avec les pratiques de gestion approximatives du passé.Au cÅ“ur des discussions se trouve une condition sine qua non : la justification de l’utilisation des fonds publics déjà alloués. « On voudrait bien solder déjà la fin du championnat, mais nous aurons besoin d’un certain nombre de conditions», a martelé le ministre.
Les instances concernées doivent impérativement présenter des comptes clairs auprès du contrôleur budgétaire et de l’agent comptable concernant deux enveloppes distinctes de 30 millions et 40 millions de FCFA précédemment perçues.Pour la tutelle, cette démarche vise à garantir que chaque franc CFA investi profite directement au développement de la discipline et aux athlètes. Paul Ulrich Kessany a été on ne peut plus clair : le versement du reliquat financier nécessaire à la clôture définitive du championnat est strictement indexé à la validation de ces justificatifs. Cette fermeté institutionnelle rappelle que l’argent public exige des comptes rendus méticuleux avant toute nouvelle dotation.Cette sortie, documentée par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), jette les bases d’une nouvelle gouvernance pour le sport de haut niveau au Gabon.
En installant les gardiens du budget de l’État au centre du jeu, le ministère des Sports envoie un signal fort à l’ensemble des fédérations et des clubs. L’avenir des compétitions nationales dépend désormais de la capacité des dirigeants sportifs à s’arrimer aux standards modernes de gestion et de reddition des comptes.


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