La crise qui couve au sein du football gabonais s’apprête à franchir les portes des stades pour s’inviter sur le pavé librevillois. La Coalition pour le Salut du Football Gabonais (CSFG) a officiellement appelé à une mobilisation d’envergure ce vendredi 3 avril 2026. Ce rassemblement, baptisé « Marche pour le salut du football gabonais », sonne comme un ultimatum lancé aux autorités sportives dans un climat de tension croissante entourant la gouvernance du ballon rond national.Au cœur du grief, la coalition dénonce avec virulence ce qu’elle qualifie de « violations du processus électoral ».
Les opposants à la gestion actuelle fustigent un passage en force orchestré par l’équipe sortante, accusée de verrouiller le scrutin pour se maintenir au pouvoir. Pour les contestataires, l’enjeu dépasse la simple rivalité de bureau : il s’agit de libérer une discipline en perte de vitesse d’un système jugé à bout de souffle et incapable de répondre aux aspirations de la « 5e République ».Le rendez-vous est fixé à 12h00 devant l’Immeuble du 9 étages, point de départ d’un cortège qui prévoit de rallier le ministère chargé des Sports. L’initiative se veut fédératrice, rassemblant un front hétéroclite composé de candidats déclarés, de présidents de clubs amateurs et professionnels, ainsi que de figures emblématiques du sport. Anciennes gloires et internationaux en activité sont attendus pour donner un poids symbolique et médiatique à cette démonstration de force.
Alors que Libreville retient son souffle, les organisateurs assurent que toutes les dispositions sont prises pour encadrer cette mobilisation. En ciblant directement la tutelle ministérielle, la CSFG espère provoquer un arbitrage décisif. Dans un pays où le football est une passion nationale viscérale, cette marche s’annonce comme un test de popularité majeur pour les instances dirigeantes, dont la légitimité semble aujourd’hui plus contestée que jamais.


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