À Libreville, l’heure n’est plus aux demi-mesures en matière de télécommunications. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a récemment durci le ton face aux opérateurs internationaux opérant sur le sol gabonais. Face à l’utilisation incontrôlée et l’usage malsain qui sont faits des réseaux sociaux au Gabon, le gouvernement sous l’impulsion d’Oligui Nguema tient à mettre fin à l’anarchie.
Pour le pouvoir en place, il ne s’agit plus seulement de divertissement, mais de dignité nationale et de respect dû aux valeurs intrinsèques qui sont propres au Gabon. Cette fermeté présidentielle s’inscrit dans une volonté globale de réappropriation de l’infrastructure numérique. Le message est clair : le gouvernement entend désormais exercer un contrôle plus strict sur l’utilisation des réseaux sociaux en prenant des mesures légales , adaptées, et veiller la sécurisation des flux d’information.
En exigeant aux entreprises du Meta un meilleur encadrement totale des réseaux sociaux, Oligui Nguema place la souveraineté numérique au cœur de sa doctrine sécuritaire, rappelant que l’indépendance d’un État au XXIe siècle se joue autant dans ses frontières physiques que dans ses réseaux virtuels.Enfin, cette offensive diplomatique et technique vise à faire du Gabon un véritable « hub » numérique régional. En menaçant de sanctions les opérateurs récalcitrants, Libreville cherche à briser l’anarchie qui règne sur les réseaux sociaux. Pour le Chef de l’État, la reprise en main du cyberespace national est le préalable indispensable à une émancipation économique réelle.


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