
Il y’a quelques jours, la forêt de la Lékédi s’est retrouvée, au centre d’une opération de gendarmerie qui pourrait révéler un nouveau circuit de circulation illicite de médicaments dans le Haut-Ogooué. Deux ressortissants congolais ont été interpellés dans cette zone protégée alors qu’ils étaient en possession de 1 600 gélules de Tramadol.
L’affaire débute après le signalement effectué par les agents chargés de la surveillance du parc. Les deux hommes avaient été repérés en train de circuler dans la forêt, une présence jugée suffisamment inhabituelle pour alerter les responsables de la réserve. Informée, la brigade de gendarmerie de Bakoumba a alors dépêché une patrouille sur les lieux.
L’intervention permet aux forces de sécurité de localiser les suspects et de découvrir sur eux une importante quantité de Tramadol. Les deux hommes ont été conduits à la brigade et placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête.
Au-delà de la saisie, c’est surtout l’itinéraire emprunté par les produits qui interroge. Pourquoi transporter une telle quantité de médicaments à travers une forêt protégée ? D’où provenaient-ils et à qui étaient-ils destinés ? Pour l’heure, ces questions restent au cœur des investigations.
La quantité saisie conduit les enquêteurs à examiner l’hypothèse d’une opération de distribution plus large, sans que l’existence d’un réseau organisé soit à ce stade établie.
Les autorités doivent notamment déterminer la provenance du Tramadol et la destination prévue des 1 600 gélules.
Cette affaire intervient alors que le trafic et le détournement de médicaments, notamment du Tramadol, font régulièrement l’objet de saisies dans plusieurs pays d’Afrique centrale.
Au Gabon, une précédente opération menée à Mabanda avait notamment conduit à la saisie de 1 373 comprimés de Tramadol, avec des produits présentés par les enquêteurs comme provenant de la République du Congo.
À Bakoumba, l’enquête devra désormais déterminer si les deux hommes interpellés constituaient de simples détenteurs ou s’ils s’inscrivaient dans une chaîne d’approvisionnement plus vaste. La procédure judiciaire devrait permettre d’apporter des réponses sur leur parcours, l’origine des produits et leur destination.


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