Nommé à la tête de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) en 2024, le directeur général Alexis Mpiga Okoumba livre sa première grande interview, détaillant sa vision pour sortir l’armateur public de la zone de turbulences et en faire un pilier du transport national.Un an après la fin du partenariat avec Ebomaf et la reprise en main par l’État gabonais impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, le diagnostic initial de 2024 s’avérait abyssal : arrêt complet des activités, absence de recettes, comptes non certifiés depuis cinq ans, désorganisation administrative totale et 17 mois d’arriérés de salaires.
Grâce à la reprise de l’exploitation en février 2026 et à l’affrètement du navire Elobey VI reliant Libreville à Port-Gentil, la compagnie a enregistré 58 rotations et près de 13 000 unités de fret transportées en cinq mois, permettant de relancer l’activité économique et de maîtriser les coûts logistiques.Portée par les orientations stratégiques du plan TSALACH et de la Mission XXL, sous la tutelle du ministre d’État chargé des Transports Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, la CNNII entend désormais consolider ses missions de service public, desservir de nombreuses localités de l’intérieur et pérenniser son modèle grâce au nouveau statut d’établissement public à caractère industriel et commercial obtenu en juin 2026.


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