Interrogé par nos confrères de l’Union sur la perception de son action un an après, le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema rejette avec fermeté les procès en autoritarisme intentés par une partie de la classe politique. Pour lui, la démocratie ne se résume pas à la critique, mais à la capacité de proposer une alternative crédible. « Parler d’État de non-droit dans un pays qui organise des élections libres et transparentes est un contresens », a-t-il affirmé. Il a d’ailleurs confirmé son intention de se présenter devant le Parlement réuni en Congrès pour un discours sur l’état de la Nation, un exercice de transparence inédit visant à dresser un bilan exhaustif de sa première année de gouvernance.
Le Président a également levé les zones d’ombre sur certains dossiers judiciaires sensibles, notamment ceux impliquant des figures de l’opposition. Rappelant que la justice est le socle de la Ve République, il a insisté sur le fait que nul n’est au-dessus des lois, tout en garantissant l’indépendance totale des tribunaux. Cette volonté d’assainissement moral s’accompagne d’une structuration de la vie politique, où son parti, l’UDB, doit servir d’ancrage aux réalités des provinces pour ne pas devenir une simple machine électorale, mais un véritable outil de développement au service du projet présidentiel.Sur la scène internationale, le Gabon signe son grand retour. Le locataire du Palais du Bord de Mer a souligné le succès des récentes offensives diplomatiques, marquées par le renforcement de la coopération avec des partenaires stratégiques comme les États-Unis, le Moyen-Orient et la Chine. L’organisation imminente du sommet NewSpace Africa à Libreville est présentée comme le symbole d’un Gabon qui regarde vers les étoiles et l’innovation. En parallèle, les discussions sur le différend frontalier avec la Guinée Équatoriale avancent sous l’égide de l’Union Africaine, témoignant d’une volonté de paix régionale durable.
L’entretien s’achève sur une note de satisfaction concernant les récentes élections professionnelles, perçues comme une victoire du dialogue social. En félicitant les travailleurs et les syndicats pour leur sens des responsabilités, le Chef de l’État a réitéré son appel à l’unité nationale. Sa conclusion, empreinte de solennité, sonne comme un serment : ne jamais détourner le regard face aux souffrances du peuple et continuer à bâtir, avec rigueur et vérité, les fondations d’un Gabon prospère. « C’est votre droit le plus sacré de m’interpeller », a-t-il conclu, invitant chaque citoyen à rester le gardien vigilant de la transformation en cours.


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