
Une inspection sanitaire menée cette semaine par la Délégation provinciale de l’Estuaire de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) met en lumière les enjeux liés au respect des normes dans les unités de production alimentaire à Libreville.Lors de cette opération de contrôle, les inspecteurs ont relevé plusieurs éléments conformes, notamment une documentation réglementaire à jour, un plan de maîtrise sanitaire opérationnel, une procédure de retrait-rappel ainsi qu’un dispositif de lutte contre les nuisibles. Des dispositions jugées satisfaisantes sur les plans administratif et organisationnel.
Mais derrière ce bilan globalement positif, une anomalie majeure a été découverte. Plus de 300 kilogrammes de produits dont la Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) était dépassée étaient encore entreposés au sein de l’établissement. Considérés comme impropres à la consommation, ces produits ont conduit les services sanitaires à notifier immédiatement plusieurs mesures correctives et conservatoires à l’exploitant.
Cette intervention met ainsi en évidence un enjeu essentiel : la conformité administrative et l’existence de procédures sanitaires ne suffisent pas à garantir, à elles seules, la sécurité des aliments. Le respect effectif des règles de stockage et de gestion des produits demeure déterminant pour protéger les consommateurs.
À travers cette opération, l’AGASA entend maintenir la pression sur les opérateurs du secteur alimentaire et renforcer les contrôles dans les unités de production du Grand Libreville. L’objectif affiché reste le même : prévenir la mise sur le marché de produits présentant un risque pour la santé des consommateurs.


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