C’est une avancée législative majeure pour la protection des mineurs en milieu numérique et scolaire. Députés et sénateurs sont parvenus à un accord décisif ce mardi 21 juillet pour entériner l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ainsi que le bannissement des téléphones portables dans l’enceinte des lycées. Largement plébiscité par le Parlement – avec 243 voix contre 2 au Sénat et 279 contre 81 à l’Assemblée nationale –, le texte doit connaître une application dès la rentrée prochaine.L’aboutissement de ce projet de loi couronne un intense bras de fer politique.
Les parlementaires ont finalement opté pour la version initiale portée par la députée Laure Miller, consacrant un blocage généralisé plutôt qu’une approche au cas par cas. Les sénateurs avaient un temps privilégié un filtrage restreint aux seules plateformes qualifiées de « nuisibles », mais cette option s’était heurtée aux réserves de la Commission européenne, soucieuse de préserver l’ordre juridique communautaire et le cadre de régulation de l’Arcom.Particulièrement investi dans ce chantier, le président français Emmanuel Macron a salué ce vote par le biais d’une allocution vidéo : « Je m’y étais engagé, c’est désormais voté : les réseaux sociaux seront interdits aux moins de 15 ans à la rentrée », a-t-il déclaré, se félicitant de voir la France « ouvrir la voie en Europe » sur ces questions de société.Toutefois, derrière l’affichage de cette fermeté politique, l’exécutif fait face à un défi logistique d’envergure. À l’approche imminente de la rentrée scolaire, la mise en Å“uvre effective de ces mesures ressemble à une course contre la montre.
Entre l’impératif de vérifier l’âge des internautes sans compromettre la protection des données personnelles, la maîtrise par les adolescents des outils de contournement et l’application stricte du « zéro téléphone » au lycée, le gouvernement dispose d’une marge de manÅ“uvre étroite pour transformer cette ambition en une réalité tangible pour les familles.


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