
Au Gabon, l’accès au titre foncier demeure un enjeu majeur pour de nombreux ménages désireux de sécuriser leur patrimoine. Dans ce contexte, Mays Mouissi, chargé du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, se retrouve au cœur d’un chantier sensible : rendre les démarches foncières plus accessibles et plus efficaces.
Pour 2026, les autorités affichent un objectif de 50 000 titres fonciers supplémentaires. Les premières données communiquées par la Présidence font état de 5 224 dossiers traités au cours des trente premiers jours de la réforme.
Un démarrage présenté comme un signal d’accélération, alors que les attentes restent fortes.
Parallèlement, une opération de régularisation concernant plus de 5 100 familles installées sur des terrains de la Société nationale immobilière (SNI) vise à leur offrir une meilleure sécurité juridique.
La commercialisation de nouvelles parcelles résidentielles s’inscrit également dans cette volonté d’élargir l’accès à la propriété. Mais au-delà des chiffres annoncés, une question demeure : ces initiatives permettront-elles de réduire durablement les lenteurs administratives et les difficultés rencontrées par les demandeurs ?
Pour Mays Mouissi, l’enjeu ne se limite donc pas à multiplier les dossiers traités. Il consiste à garantir des procédures plus transparentes, des délais maîtrisés et des résultats tangibles pour les citoyens.
Car en matière foncière, la réussite d’une réforme se mesure moins aux annonces qu’au nombre de familles qui parviennent effectivement à sécuriser leur terrain.


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