
Réuni le 16 septembre à Port-Gentil sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a confirmé la sanction de révocation proposée à l’encontre de l’ancien procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville Eddy MINANG.
Cette décision intervient au terme d’une procédure disciplinaire engagée plusieurs semaines plus tôt. Le 25 août, le Conseil de discipline avait recommandé la radiation du magistrat, dont le nom figurait à deux reprises au rôle de l’audience. Suspendu à titre conservatoire depuis le 9 juin par le Garde des Sceaux, Eddy Minang faisait l’objet de plusieurs procédures.
Les dossiers évoqués dans les comptes rendus de la procédure concernent notamment des soupçons de malversations financières et d’interférences dans des affaires judiciaires. Parmi les éléments rapportés figurent un dossier impliquant un homme d’affaires chinois, ainsi que des interrogations liées à la gestion de fonds dans l’affaire Bongo-Valentin.
Ancien procureur général, Eddy Minang avait également occupé une place centrale dans le procès ayant conduit à ses réquisitions de vingt ans de réclusion criminelle contre Sylvia et Noureddin Bongo.
Absent lors de l’audience disciplinaire du 25 août, le magistrat avait contesté les conditions de son jugement, invoquant notamment l’absence d’audition préalable et un défaut de notification régulière. Ces contestations ont alimenté le débat sur le respect des droits de la défense dans cette affaire.
Avec la confirmation de la sanction par le CSM, Eddy Narcisse Minang est désormais exclu du corps de la magistrature, sous réserve des voies de recours prévues par les textes applicables.


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