Pascal Siffon, ancien membre du gouvernement, a été présenté devant le tribunal ce jour. Il est au cœur d’un scandale financier portant sur une somme colossale de 10 milliards de francs CFA, initialement destinés à des infrastructures touristiques nationales.L’enquête aurait révélé que sur les 10 milliards de francs CFA engagés, 2,6 milliards étaient spécifiquement alloués à la construction de l’hôtel de Moanda.
Le reste des fonds devait permettre la réalisation de six écolodges répartis stratégiquement à travers le pays pour booster le secteur touristique.Cependant, le constat aurait été sans appel : à ce jour, aucun écolodge n’est sorti de terre. Les sites n’ont jamais été livrés et les factures de l’hôtel de Moanda resteraient impayées. Ces manquements constitueraient une violation directe des engagements contractuels établis par l’ancien ministre.L’affaire prend une tournure encore plus polémique avec les révélations sur les modalités de retrait des fonds. Selon des sources concordantes, plusieurs retraits auraient été effectués auprès de la banque BGFI par un « cercle restreint » composé de la nièce, de la belle-sœur, du frère et d’amis de Pascal Siffon.Plus troublant encore, la majorité des guichetiers impliqués dans ces transactions appartiendraient au même cercle familial, renforçant les soupçons de népotisme et de blanchiment.Lors de sa comparution aujourd’hui, une foule de soutiens issue de sa communauté s’est rassemblée devant le tribunal.
Pour de nombreux observateurs, ce rassemblement s’apparente à une tentative de pression sur le système judiciaire.Un test pour la gouvernance publique:Au-delà du cas individuel de Pascal Siffon, ce dossier soulève des questions fondamentales sur :La responsabilité des dirigeants face aux deniers publics.L’obligation de résultats dans les projets d’État.La transparence des circuits bancaires lors de décaissements massifs.L’affaire est désormais entre les mains de la justice, qui devra déterminer comment 10 milliards de francs CFA ont pu s’évaporer sans laisser de trace concrète dans le paysage infrastructurel du pays.


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