
La lutte contre la mortalité maternelle pourrait prendre une nouvelle dimension au Gabon avec une implication accrue du Sénat. Le Mercredi 30 septembre à Libreville, la présidente de l’institution, Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori Onanga, a échangé avec la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Dr Leila Sadji Jourdane, autour de la persistance des décès liés à la grossesse et à l’accouchement.
Au cœur des discussions : la nécessité de renforcer la réponse nationale face à une situation jugée préoccupante. Selon les éléments présentés par l’UNFPA, le Gabon fait face à une recrudescence des décès obstétricaux, malgré les mesures engagées par les pouvoirs publics pour améliorer l’accès aux soins et la prise en charge des femmes enceintes.
Au-delà du constat, cette rencontre met surtout en avant la volonté du Parlement de participer davantage à la recherche de solutions. La présidente du Sénat a ainsi indiqué vouloir mobiliser les différentes composantes de son institution autour de cet enjeu de santé publique.
Le Réseau des femmes sénatrices du Gabon (REFESEG) devrait notamment être associé à cette dynamique, avec l’objectif de contribuer à la prévention des décès maternels et à la sensibilisation sur les questions de santé reproductive.
Cette démarche traduit une volonté d’élargir la mobilisation au-delà du seul secteur sanitaire.
Pour le Sénat, l’enjeu est désormais de soutenir les actions susceptibles de réduire les risques auxquels restent exposées les femmes pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale.


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