
Le Gabon veut désormais disposer d’une vision précise et partagée de son niveau réel d’endettement. Cette question a occupé une place centrale lors de la rencontre tenue vendredi le 25 septembre 2026 à Port-Gentil entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI).
Au cœur des échanges : la fiabilité des données relatives aux finances publiques. L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à déterminer le montant de la dette, mais également à recenser avec précision l’ensemble des engagements financiers de l’État.Cette démarche prolonge les travaux techniques engagés entre les experts du FMI et ceux du ministère de l’Économie et des Finances.
Il s’agit notamment de confronter les différentes données disponibles afin de parvenir à une base commune, suffisamment fiable pour orienter les prochaines décisions budgétaires.Pour les autorités gabonaises, cette clarification doit permettre d’améliorer la planification des dépenses publiques, mais aussi de mieux définir les priorités en matière d’investissement.
Une connaissance plus exhaustive des engagements de l’État pourrait également faciliter l’élaboration d’une stratégie de gestion de la dette adaptée aux capacités financières du pays.Ces discussions interviennent dans un contexte de poursuite des échanges entre Libreville et le FMI sur les réformes économiques et budgétaires.
L’objectif affiché est de renforcer la soutenabilité des finances publiques tout en maintenant les moyens nécessaires au financement des priorités nationales.À travers cette démarche, le Gabon entend ainsi renforcer la transparence et la sincérité de ses comptes publics. La fiabilisation des chiffres apparaît désormais comme une étape préalable à une meilleure maîtrise de l’endettement et à la définition des futures orientations économiques du pays.


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