Face à l’urgence de la situation et sur les très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie a formellement déclaré l’état d’urgence hydrique sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision, prise en application de l’article 159 de la loi n° 011/2023 régissant le secteur de l’eau au Gabon, s’accompagne de mesures immédiates visant à mettre un terme définitif aux dérives constatées dans la distribution de l’eau potable.
Au cœur de cette réforme figure une nouvelle mercuriale stricte, conçue pour protéger le pouvoir d’achat des populations face aux pratiques abusives antérieures. Désormais, le prix du mètre cube d’eau livré par cubitainer est officiellement plafonné à 3 000 FCFA net. Pour les volumes plus réduits, le tarif du fût de 200 litres est établi à 600 FCFA, tandis que les livraisons de 100 litres sont fixées à 300 FCFA.Afin de garantir la transparence et le respect scrupuleux de ces nouvelles dispositions, le gouvernement a instauré une méthode de paiement sécurisée : le règlement des factures s’effectuera directement à la livraison auprès des agents des forces de l’ordre.
Ces derniers jouent ici un rôle central, étant les seuls habilités, jusqu’à nouvel ordre, à faire appliquer ces mesures exceptionnelles dans le cadre de cette opération de redressement.Par cette intervention directe, l’exécutif réaffirme sa volonté de reprendre le contrôle sur une ressource vitale. En mobilisant les forces de défense et de sécurité pour la distribution et le contrôle des tarifs, l’État envoie un message clair : le service public de l’eau doit retrouver son caractère éthique et équitable, au service exclusif de l’intérêt général et des populations gabonaises.


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