
Le Gabon veut tourner la page des incertitudes sur ses engagements financiers. Après plusieurs mois d’investigations, l’audit de la dette et des passifs exigibles de l’État au 31 décembre 2025 livre un chiffre de référence : 9 524,643 milliards de FCFA. Une réévaluation qui place le pays à quelques encablures du plafond communautaire d’endettement.
Lancé le 17 juin 2026 par un comité institué par arrêté ministériel, cet exercice avait pour objectif de dresser un état précis des obligations financières de l’État. Les travaux, conduits selon les standards du Fonds monétaire international (FMI), ont permis de revoir les premières estimations, qui situaient le stock de dette autour de 11 700 milliards de FCFA.
Avec le nouveau montant consolidé, le ratio indicatif d’endettement s’établit à 68,91 % du PIB. Ce calcul repose sur une première estimation du PIB nominal 2025 de 13 822 milliards de FCFA, issue du rebasage de 2022. Le Gabon se retrouve ainsi sous la limite communautaire de 70 % fixée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Au-delà des chiffres, l’enjeu est désormais de transformer cette clarification en résultats concrets. Les conclusions de l’audit ont été transmises au FMI et doivent servir de base aux échanges avec les bailleurs de fonds et partenaires techniques et financiers.
Le gouvernement entend s’appuyer sur ce diagnostic pour organiser l’apurement progressif des passifs exigibles, renforcer la discipline budgétaire et prévenir la formation de nouveaux arriérés. Une démarche qui vise également à rassurer les investisseurs et à rétablir la confiance dans la gestion des finances publiques.
Reste à savoir si cette nouvelle photographie de la dette se traduira durablement par une trajectoire financière plus soutenable pour l’État gabonais.


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