
Le Gabon fixe le cap de sa transformation économique pour les cinq prochaines années. À travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, le pays ambitionne d’atteindre 7,3 % de croissance économique à l’horizon 2030, en misant sur la diversification, la transformation locale des ressources et la création d’emplois.
Élaboré par le Commissariat général au Plan, ce premier plan quinquennal de la Ve République s’appuie sur trois axes stratégiques, 11 domaines d’intervention et 37 programmes prioritaires destinés à structurer les politiques publiques et les investissements. Pour concrétiser cette trajectoire, le PNCD prévoit 27 245 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans.
Le secteur privé devrait jouer un rôle majeur avec une contribution attendue de 17 202 milliards de FCFA, contre 10 043 milliards pour les investissements publics. Les mines, l’énergie, l’agriculture et l’écotourisme figurent notamment parmi les secteurs appelés à attirer davantage de capitaux.
L’enjeu ne consiste toutefois pas uniquement à mobiliser des financements. Le Plan entend améliorer la sélection et le suivi des investissements publics afin de privilégier les projets présentant un véritable impact économique et social.
La planification, la programmation budgétaire et l’évaluation devront ainsi être davantage coordonnées.
Autre priorité : réduire progressivement la dépendance à l’exportation de matières premières en développant la transformation locale et de nouvelles chaînes de valeur.
L’objectif est de faire de la croissance un moteur de production, d’entrepreneuriat et d’emploi.
Au-delà du chiffre de 7,3 %, le véritable défi sera donc de mesurer les effets de cette politique sur les populations. Entre 2026 et 2030, la réussite du PNCD se jugera aussi à travers les investissements effectivement réalisés, les emplois créés, la progression des entreprises locales et l’amélioration des conditions de vie.


Commentaires