
Le gouvernement gabonais entend prévenir une nouvelle crise d’approvisionnement en produits pétroliers. Réuni le 14 octobre autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les responsables du secteur pétrolier ont examiné la situation des stocks et les mesures à mettre en œuvre pour garantir une distribution régulière de l’essence et du gasoil sur l’ensemble du territoire national.
Cette rencontre intervient après plusieurs jours de perturbations qui ont fortement affecté le Grand Libreville, où les automobilistes ont été confrontés à de longues files d’attente devant les stations-service. Le gasoil a particulièrement été concerné par ces difficultés, marquées par des ruptures de stock et des restrictions dans certaines stations.
Au cours des échanges, le ministre du Pétrole et les responsables concernés ont présenté un état des lieux des réserves disponibles dans la capitale et à l’intérieur du pays. Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, les produits pétroliers étaient de nouveau accessibles sur le marché national, laissant entrevoir une sortie de crise.
Toutefois, pour les autorités, le retour à la normale ne saurait se limiter au rétablissement ponctuel des stocks. L’enjeu consiste désormais à renforcer la coordination entre les différents intervenants de la chaîne d’approvisionnement, depuis la disponibilité des produits jusqu’à leur acheminement vers les stations-service.
Une meilleure anticipation des besoins apparaît également nécessaire pour limiter les risques de nouvelles ruptures.
Ces préoccupations avaient déjà fait l’objet de concertations avec les marketeurs et les transporteurs au plus fort des perturbations. Le Conseil des ministres du 8 octobre avait, par ailleurs, abordé la question du coût de la stabilisation des prix à la pompe, estimé à 30 milliards de FCFA pour le mois de septembre.
Au-delà des annonces gouvernementales, la durabilité de ce retour à la normale reste un enjeu majeur. La disponibilité effective du carburant, notamment dans les localités de l’intérieur du pays, constituera un indicateur essentiel de l’efficacité des mesures engagées.
Pour le Gabon, dont l’économie reste étroitement liée au secteur pétrolier, la sécurisation de la distribution demeure indispensable au fonctionnement des transports, des entreprises et des services. Le défi consiste désormais à transformer les assurances annoncées en une stabilité durable de l’approvisionnement national.


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