
À Akanda, la lutte contre l’insalubrité change de ton. Après les campagnes de sensibilisation, la municipalité entend désormais responsabiliser les contrevenants en s’appuyant sur un dispositif plus coercitif. Certaines infractions liées à la gestion des déchets ou à l’occupation de l’espace public pourront ainsi être sanctionnées par des amendes allant jusqu’à 300 000 FCFA.
Au cœur de cette offensive, l’application de l’arrêté municipal n°036 de 2014. L’abandon de véhicules hors d’usage sur la voie publique, les dépôts sauvages ou encore l’élimination irrégulière des déchets figurent parmi les comportements ciblés.
Mais derrière cette politique répressive se pose une question essentielle : comment obtenir une commune plus propre sans agir simultanément sur les comportements et sur le système de collecte ?
La mairie prévoit justement de renforcer la pré-collecte dans les quartiers et d’améliorer le ramassage des ordures ménagères. Les habitants devront notamment présenter leurs sacs et bacs aux heures prévues, peu avant le passage des équipes de collecte de Clean Africa ou des services municipaux.
L’enjeu est donc double : sanctionner les comportements qui favorisent l’insalubrité, tout en garantissant un service de collecte suffisamment régulier pour éviter l’accumulation des déchets dans les rues.
À terme, la réussite de cette nouvelle politique dépendra autant de l’application effective des sanctions que de l’adhésion des populations. À Akanda, la propreté pourrait ainsi devenir une responsabilité partagée entre municipalité, opérateurs de collecte et citoyens.


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