
L’opération de recensement biométrique et administratif des agents publics franchit une nouvelle étape. Après plusieurs mois de contrôle et l’examen des situations litigieuses, les conclusions de la commission dédiée ont été rendues publiques le mardi 22 septembre à Libreville, après leur adoption en Conseil des ministres le 18 septembre dernier.
Pilotée dans le cadre de la réforme de la Fonction publique, l’opération visait notamment à fiabiliser le fichier des agents de l’État, mieux maîtriser les effectifs et contenir l’évolution de la masse salariale.Selon le colonel Loïck Ossiba, chef de mission de la task force, le contrôle s’est déroulé en deux phases sur huit mois. Les agents devaient se présenter avec leurs pièces administratives afin de permettre la vérification de leur identité, de leur affectation et de leur présence effective.
Les données recueillies ont ensuite été confrontées aux fichiers de la paie et de la DGDI.Pour les agents dont la situation demeurait incertaine, les bons de caisse ont été retenus, le temps de procéder à des vérifications. Une commission a ensuite examiné les dossiers des personnes concernées, certaines ayant notamment justifié leur absence par un séjour prolongé à l’étranger, parfois pour des raisons médicales.
La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a également insisté sur les cas d’agents ayant continué à percevoir leur rémunération sans exercer effectivement leurs fonctions. « L’État paie le service. Quelqu’un qui n’a pas travaillé ne peut pas avoir de salaire », a-t-elle déclaré, tout en précisant que chaque situation devait être examinée au cas par cas selon les justificatifs présentés.
À l’issue de cette opération, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, estime que la libération de certains postes budgétaires pourrait permettre à l’État d’économiser près de 11 milliards de FCFA.
Cette démarche intervient alors que les dépenses de personnel de l’État étaient estimées à 809,1 milliards de FCFA en 2025. Pour les autorités, l’enjeu est désormais de consolider un fichier solde plus fiable et d’assurer une gestion plus rigoureuse des ressources humaines publiques.


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