
À Port-Gentil, la sécurité alimentaire ne se joue pas uniquement dans les cuisines des restaurants. Elle se joue aussi dans la rue, au contact quotidien des vendeurs et des consommateurs. C’est dans cette réalité que prend tout son sens la formation organisée il y’a quelques jours par la délégation provinciale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) dans l’Ogooué-Maritime.
Au total, 304 professionnels de l’alimentation de rue ont été sensibilisés aux bonnes pratiques d’hygiène. Au-delà de l’apprentissage des règles sanitaires, l’enjeu est désormais de savoir si ces recommandations parviendront à s’installer durablement dans les habitudes de travail.
Lavage des mains, manipulation des aliments, conservation ou encore prévention des contaminations : autant de gestes qui peuvent sembler ordinaires, mais dont l’application régulière conditionne directement la sécurité des repas vendus au public.
Pour les consommateurs, cette démarche pose également une question de confiance. Dans un secteur où la rapidité et l’accessibilité constituent souvent les principaux atouts de la restauration de rue, l’hygiène peut devenir un critère déterminant dans le choix d’un vendeur.
La remise des attestations marque ainsi moins une fin qu’un début. Le véritable indicateur de réussite sera visible sur le terrain : dans les étals, les espaces de préparation et jusque dans les gestes quotidiens des vendeurs.
À Port-Gentil, la formation ouvre donc un chantier plus large : faire de la sécurité alimentaire non plus une simple exigence réglementaire, mais un réflexe professionnel durable.


Commentaires