
Le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier, a procédé ce jeudi, sur l’esplanade de Gabon 24 à Libreville, au lancement officiel des Journées portes ouvertes du logement. Organisée sous le très haut patronage du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette initiative vise à faciliter l’accès des Gabonais aux opportunités immobilières et aux solutions de financement adaptées à leurs besoins.
Au-delà de la construction de logements, les autorités mettent désormais l’accent sur leur accessibilité réelle. Lors de la cérémonie d’ouverture, le vice-président de la République a invité les banques, les assurances et les établissements financiers à développer des offres de crédit adaptées aux revenus des ménages. Pour lui, la politique du logement ne peut produire des résultats durables si les bénéficiaires ne disposent pas des moyens nécessaires pour acquérir les biens proposés.
Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a, pour sa part, défendu des mécanismes innovants, notamment des livrets d’épargne réglementés, des mesures fiscales incitatives et une meilleure mobilisation du Fonds national de l’habitat (FNH).Le membre du gouvernement a également évoqué la possibilité de subventions publiques pour soutenir les ménages les plus vulnérables, sans fragiliser l’équilibre économique des promoteurs immobiliers.
Il a rappelé que l’accessibilité financière ne devait pas se faire au détriment de la qualité des constructions.Les autorités souhaitent également privilégier des lotissements intégrant les services essentiels, tels que les écoles, les centres de santé et les équipements de sécurité. L’objectif est de garantir un cadre de vie décent tout en limitant les risques liés à une urbanisation mal maîtrisée.
À travers ces journées, le gouvernement entend ainsi favoriser des solutions concrètes en matière de logement, de foncier et de financement. Le véritable enjeu sera désormais de traduire ces orientations en logements effectivement accessibles aux familles gabonaises.


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