
À Makouké, dans le Moyen-Ogooué, la flambée du prix du gaz butane illustre les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les ménages. Alors que la bouteille de 12,5 kg bénéficie d’une subvention de l’État et d’un prix réglementé, certains revendeurs la proposent à 6 000 FCFA, faisant peser une charge supplémentaire sur le pouvoir d’achat des populations.
En cause, selon les acteurs de la distribution, les difficultés d’acheminement du produit. L’arrêt du bac « Yolande et Marie », immobilisé depuis près de deux ans, perturbe les échanges entre les deux rives du fleuve.
Les frais liés à la traversée seraient ainsi répercutés sur les consommateurs, alors même que le gaz est vendu au tarif officiel au débarcadère.
Face à cette situation, le sous-préfet de Makouké, Élie Bignoumba Maganga, a interpellé le transporteur de Petro Gabon afin d’obtenir des explications sur cette hausse. Pour l’autorité administrative, les contraintes logistiques ne peuvent justifier une augmentation du prix d’un produit subventionné par l’État.
Cette intervention soulève une question essentielle : à quoi sert la subvention publique si son bénéfice ne parvient pas intégralement aux ménages ? Au-delà de l’indignation suscitée par le surcoût imposé aux consommateurs, cette situation met en évidence les limites d’un système d’approvisionnement fragilisé par le manque d’infrastructures opérationnelles.
Le contrôle des prix apparaît donc indispensable, mais il ne saurait suffire. La remise en service du bac « Yolande et Marie » constitue un enjeu majeur pour rétablir la fluidité des échanges et faciliter l’accès aux produits de première nécessité.
À Makouké, la lutte contre la vie chère exige ainsi une double réponse : faire respecter les prix réglementés et rétablir durablement les moyens de transport qui conditionnent le ravitaillement de la localité.


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