
Après plusieurs années d’annonces et de reports, le projet de fer de Milingui, dans la province de la Nyanga, entre dans une phase décisive. Les autorités gabonaises annoncent désormais le démarrage de l’exploitation avant la fin de l’année 2026, avec une échéance fixée au mois de novembre.
Le 15 mai dernier, l’État gabonais et la société indienne Havila Mining Gabon ont signé la convention encadrant l’exploitation du gisement. Le site renfermerait environ 500 millions de tonnes de minerai de fer, dont 35 millions de tonnes identifiées comme minerai à expédition directe (DSO). Cette caractéristique pourrait permettre d’accélérer la mise sur le marché des premières productions.
Mais au-delà des annonces, c’est désormais la réalisation concrète du projet qui est attendue. Initialement présentée comme proche dès 2024, la mise en production a été plusieurs fois repoussée. Le véritable test sera donc logistique : extraction, acheminement du minerai, infrastructures d’évacuation et chargement pour l’exportation.
L’impact attendu dépasse le secteur minier. Dans la Nyanga, le projet pourrait générer entre 6 000 et 7 000 emplois directs et indirects, tout en renforçant les recettes de l’État et l’activité économique locale.
Surtout, Milingui s’inscrit désormais dans les projections budgétaires du Gabon. Le projet de loi de finances 2027 prévoit ainsi 1,5 million de tonnes de minerai de fer dans ses perspectives de revenus.
L’enjeu est donc clair : après les promesses, le Gabon attend désormais des résultats mesurables. La production effective et les premières exportations seront les véritables indicateurs de la réussite de ce projet stratégique


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