
Le Gabon affirme sa volonté de renforcer son engagement en faveur de la paix et de la sécurité internationales. En marge de la semaine de haut niveau de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le pays a signé deux instruments internationaux consacrés à des enjeux majeurs de la sécurité mondiale : la lutte contre les armes nucléaires et la coopération contre la cybercriminalité.
La ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a procédé à la signature du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), ainsi que de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, également connue sous le nom de Convention de Hanoï.
Adopté en 2017 et entré en vigueur en 2021, le TIAN constitue un instrument juridiquement contraignant visant à interdire notamment la mise au point, la possession, le stockage, le transfert et l’utilisation des armes nucléaires.
Par cette signature, le Gabon réaffirme son attachement au désarmement nucléaire et à l’objectif d’un monde débarrassé des armes de destruction massive.
Sur un autre front, la Convention de Hanoï entend améliorer la réponse internationale face à la progression des infractions commises dans l’environnement numérique. Elle prévoit notamment le renforcement de la coopération entre les États, l’entraide judiciaire ainsi que les mécanismes permettant de faciliter l’accès et l’échange de preuves électroniques. Ces deux engagements placent ainsi la diplomatie gabonaise au cœur de problématiques qui dépassent les frontières nationales. Ils traduisent également la volonté de Libreville de privilégier les mécanismes multilatéraux pour répondre aux défis sécuritaires contemporains.
« La sécurité, qu’elle soit numérique ou existentielle, ne peut se construire que dans le multilatéralisme », a souligné la cheffe de la diplomatie gabonaise.
À travers ces signatures, le Gabon consolide ainsi sa participation aux efforts internationaux visant à prévenir les menaces qui pèsent sur la sécurité collective.


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