
La question du fonctionnement des corps d’inspection au sein de l’administration gabonaise était au cœur d’une réunion tenue mardi à Libreville. Le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a convoqué les Inspecteurs généraux des services (IGS) de l’ensemble des ministères pour s’expliquer sur une démarche collective adressée aux ministres de la Fonction publique et des Finances.
À l’origine de cette convocation, une correspondance sollicitant la création d’une ligne budgétaire dédiée au corps des Inspecteurs généraux, en référence aux articles 19 et 20. Les signataires estimaient cette mesure nécessaire pour renforcer les moyens de fonctionnement et permettre aux IGS d’assurer leurs missions dans de meilleures conditions.
À l’ouverture de la rencontre, l’Inspecteur général du ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions, Biyambou Pendy, a défendu cette initiative, invoquant les exigences liées à l’exercice de leurs responsabilités. Le ministre a toutefois contesté la démarche sur la forme. Rappelant les missions de contrôle et de suivi dévolues aux Inspecteurs généraux, il a insisté sur les principes de discipline administrative et de redevabilité qui doivent encadrer leur action.
François Ndong Obiang a notamment déclaré que la lettre, signée au nom d’un collectif, ne respectait pas les règles applicables à leur corps. Il l’a ainsi qualifiée d’inadmissible et dépourvue de valeur administrative et juridique.
À l’issue de la réunion, chaque inspecteur a été invité à adresser individuellement une lettre d’excuses d’une page à son ministre de tutelle. Une réflexion collective sur la situation des IGS pourrait ensuite être engagée dans un cadre institutionnel approprié.


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