
La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) veut renforcer la fiabilité et l’accessibilité des statistiques officielles. À Libreville, un atelier régional consacré au standard Data and Metadata eXchange (SDMX) et à l’Open Data Platform (ODP) réunit les experts des six États membres autour d’un objectif : moderniser les systèmes de production et de diffusion des données statistiques.
Ouverte le lundi par la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, cette rencontre est organisée par la Commission de la CEMAC, avec l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA). Les représentants résidents de la Banque mondiale, Sylvain Kakou, et de l’UNFPA, Leila Joudane, prennent également part aux travaux.
Au-delà de la formation technique, l’enjeu est d’harmoniser les pratiques statistiques dans la sous-région. Le standard SDMX doit notamment faciliter la structuration et l’échange des données, tandis que la plateforme ODP 2.0 doit améliorer leur gestion et leur diffusion auprès des utilisateurs. Les participants doivent dresser un état des lieux du déploiement de ces outils, renforcer leurs compétences en modélisation SDMX et préparer la migration de l’ODP 1.0 vers la version 2.0. Les échanges porteront également sur les outils Metadata, Data Manager et Data Browser.
À terme, chaque État membre devra disposer d’une feuille de route nationale et régionale de migration technologique. L’atelier prévoit aussi la définition d’un protocole d’échanges automatisés entre les portails statistiques nationaux et la plateforme régionale CEMAC-Data.
À travers cette démarche, la CEMAC entend consolider l’intégration régionale par des données plus harmonisées, mieux gérées et plus facilement accessibles.


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