
La progression du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) franchit un nouveau cap. Le Sud-Ubangi, dans le nord-ouest du pays, vient de rejoindre les six provinces déjà affectées par l’épidémie. Une extension géographique qui ravive les inquiétudes face à une crise sanitaire dont le bilan humain ne cesse de s’alourdir.
L’alerte a été donnée il y’a quelques jours par les autorités provinciales. Dans un communiqué, le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, Jean-René Galekwa Vundawe, a annoncé la confirmation en laboratoire d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo. Cette découverte a conduit à la déclaration officielle de l’épidémie dans la province.
Le Sud-Ubangi devient la septième province concernée, après l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Bas-Uélé. Particularité de cette nouvelle extension : la province ne partage aucune frontière avec les six autres zones touchées.
L’origine de l’infection demeure inconnue. Les autorités n’ont pas non plus établi de lien épidémiologique avec les cas précédemment signalés. Cette absence d’explication immédiate laisse ouvertes plusieurs interrogations sur les mécanismes de propagation du virus et les éventuelles chaînes de transmission à identifier.
Les chiffres officiels arrêtés au 8 septembre témoignent de l’ampleur de la crise. La RDC comptait alors 6 843 cas confirmés, dont 3 310 décès et 1 611 guérisons. Le taux de létalité s’établissait à 48,4 %.
Déclarée en mai, l’épidémie actuelle est présentée comme la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. Elle se classe également au deuxième rang mondial par son ampleur, derrière l’épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Face à cette nouvelle progression, les autorités du Sud-Ubangi annoncent le renforcement de la surveillance, la prise en charge des malades et les efforts pour interrompre les chaînes de transmission.
L’enjeu est désormais de contenir l’épidémie dans cette nouvelle province, tout en poursuivant les interventions dans les six autres zones affectées. La capacité à détecter rapidement les cas, à assurer leur prise en charge et à retracer les contacts sera déterminante pour limiter de nouvelles contaminations.


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