La capitale économique du Gabon vient de franchir un jalon décisif dans la lutte contre ses vieux démons énergétiques avec l’acheminement de deux nouvelles turbines à gaz d’une capacité cumulée de 50 MW, destinées à redonner souffle à la centrale thermique de Port-Gentil. Porté par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), cet investissement matériel lourd vise à panser les plaies d’un réseau sous tension qui pénalise de longue date le quotidien des ménages et la compétitivité des opérateurs industriels de l’Ogooué-Maritime.Le convoi hors norme, acheminé sous haute surveillance des forces de l’ordre entre le port commercial et le site de production les 2 et 3 septembre derniers, a nécessité des ajustements de circulation majeurs pour convoyer ces mastodontes technologiques.
Au-delà de cette performance logistique saluée par les observateurs, la réussite de l’opération s’inscrit dans un plan plus vaste de renouvellement des infrastructures visant à extirper durablement la localité de l’ornière des délestages chroniques.Le cahier des charges de la compagnie ne se résume pas à cette seule adjonction de puissance, puisqu’il intègre en parallèle la réhabilitation indispensable du parc existant et l’optimisation des capacités de transit sur l’ensemble du réseau local. L’absorption de ces mégawatts supplémentaires par le système électrique exige une mise en cohérence globale des installations pour garantir un service continu et de qualité aux abonnés de la cité pétrolière.
L’attente des usagers se cristallise désormais sur la date effective de mise en service de ces équipements, seule jauge crédible pour évaluer la portée réelle de cette offensive industrielle. Si la direction de la SEEG promet une fiabilisation accrue de son usine, la fin des calvaires électriques à Port-Gentil dépendra de l’intégration rapide de cette bouffée d’oxygène dans le réseau de distribution quotidien.


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