Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé ce lundi 15 juin 2026 devant le Parlement réuni en Congrès, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a marqué un tournant décisif dans la gestion des services publics essentiels. Face à la crise persistante de l’eau et de l’électricité, le Président a fait le choix de la franchise et de la rupture structurelle. Reconnaissant l’exaspération des populations face aux délestages chroniques, il a annoncé une réforme radicale de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) : la séparation définitive des activités de production, de distribution et de commercialisation, ainsi que la scission des secteurs de l’eau et de l’électricité.
Ce constat, sans appel, s’appuie sur une analyse chiffrée de la situation actuelle de l’entreprise. Avec un effectif de 2 300 employés dont seulement 500 ingénieurs, la structure actuelle de la SEEG est jugée inadaptée aux défis techniques de l’heure. Pour le Chef de l’État, il est désormais impératif de mettre fin à un monopole qui, à force de vouloir tout gérer, a fini par s’asphyxier. Il a également pointé du doigt des réalités budgétaires contraignantes, affirmant sans détour que les délestages sont aggravés par le poids de la dette de la société. Cette transparence inédite vise à responsabiliser l’ensemble des acteurs, tout en appelant les compatriotes à un effort collectif de citoyenneté.Le projet de réforme repose sur une logique de spécialisation : la séparation de l’eau et de l’électricité permettra de clarifier les responsabilités et d’attirer de nouveaux partenaires stratégiques. La SEEG, telle que nous l’avons connue, doit céder la place à des entités plus agiles, capables de concentrer leurs ressources sur leurs cœurs de métier respectifs. Cette restructuration, loin d’être un saut dans l’inconnu, est présentée comme une étape indispensable pour assainir la chaîne de valeur, de la production jusqu’à la distribution finale.
L’ambition est de créer des structures spécialisées capables d’optimiser les réseaux et de garantir une performance opérationnelle accrue.Pour le Président de la République, cet appel à la patience du peuple gabonais n’est pas un simple vœu pieux, mais le préalable à un vaste chantier de transformation structurelle. En agissant sur la gouvernance, l’investissement et la gestion des ressources humaines, l’exécutif entend briser durablement les goulots d’étranglement qui entravent le développement économique et le confort des ménages. Ce lundi 15 juin, en actant cette scission, le Chef de l’État a envoyé un message clair : l’avenir énergétique du Gabon ne sera plus le résultat d’une gestion centralisée et saturée, mais d’une organisation moderne, agile et ouverte au partenariat, au service exclusif de la Nation.


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